Fondunie 2000 – provisional results and summary
29 Jun 2026
Harold van der Kruijk, de Monster, remporte le 1er National de Pau
Chaque année, à la mi-juin, nos pigeons entament le « Jeu international des marathons ». Cela se fait traditionnellement avec le vol de Pau. L'inconvénient de ce vol est que le lieu de lâcher se trouve au pied des Pyrénées. De ce fait, un brouillard tenace, voire une couverture nuageuse accompagnée de pluie, peuvent facilement se former. Heureusement, cette année, les conditions étaient meilleures. Les pigeons ont pu être lâchés vendredi matin à 8 h 45. Rien ne semblait pouvoir empêcher un beau vol. Pourtant, des orages ont éclaté vendredi soir. La moitié ouest de la Belgique et des Pays-Bas en a fait les frais. Les pigeons se trouvaient probablement derrière ces orages… même si plusieurs colombophiles m’ont rapporté que leurs pigeons avaient « pris de l’eau ». Ce vol passionnant a été remporté par Harold van der Kruijk, de Monster (un village situé entre La Haye et Hoek van Holland). Il a devancé la série de pigeons de tête de Batenburg-v.d. Merwe, de Klaaswaal. Une magnifique performance de la femelle « Amy » d’Harold !
Pau FondUnie 2000
Les pigeons du premier vol international de 2026 au départ de Pau ont été lâchés vendredi matin à 8 h 45. Vendredi soir, les pigeons ont bien progressé sur les courtes distances en France et en Belgique. On s’attendait donc à ce que les premiers pigeons rentrent aux Pays-Bas tôt le matin. Et ce fut le cas… À 4 h 54, le pigeon vainqueur a été enregistré chez Harold van der Kruijk, à Monster, à une distance de 1 026 km. La vitesse gagnante s’est ainsi établie à 1 201 m/min. Au niveau international, cela lui a valu une belle 2e place. Aux Pays-Bas et au sein de la FondUnie 2000, cela lui a permis de remporter une magnifique victoire. Au sein de la FondUnie 2000, 2 829 pigeons ont été lâchés par 490 colombophiles. Les 2e, 3e et 4e places ont été remportées par trois pigeons du « Keizer Kampioen » de la saison dernière, Batenburg-v.d. Merwe, de Klaaswaal. Il a enregistré l’arrivée de ses pigeons à 5 h 02, 5 h 44 et 6 h 05, sur une distance de 1 005 km. Le Top 10 :
1. Harold van der Kruijk, Monster
2. Batenburg-v.d. Merwe, Klaaswaal
3. Batenburg-v.d. Merwe, Klaaswaal
4. Batenburg-v.d. Merwe, Klaaswaal
5. Henk Verheij, Hendrik Ido Ambacht
6. Sil van Vliet, Ter Aar
7. Wiebe Benschop, Woerden
8. Verweij-de Haan, Mijdrecht
9. Kaptein-Soeterbroek, Akersloot
10. Lex Thijs, Sint Jansteen
Il est intéressant de noter que les 5 premiers pigeons du concours ont été encaissés chez De Luchtbode, à Hendrik Ido Ambacht. Henk Verheij avait engagé 7 pigeons sur Pau et 6 d'entre eux figurent dans le classement (5, 26, 45, 57, 236 et 582). J.W. Looren De Jong, de Streefkerk, a encaissé deux pigeons et les deux ont été primés : 12e et 605e. Il en a été de même pour Phillip Geerdink, de Hoogerheide : 18e et 219e. Tom Jacobs, de Heerlen, avait engagé 4 pigeons et a remporté 3 prix, à commencer par la 21e place. Piet van de Merwe, de Dordrecht, a réalisé une belle performance avec 5 de ses 7 pigeons classés. Il part en 30e position. Nico Pronk, de Mill, a vu 2 de ses 3 pigeons de Pau se classer et part en 36e position. Ce fut également le cas pour J. van den Kieboom, de Raamsdonksveer. Il part en 40e position. Raymond et Germa Niks, de Westerhaar, ont vu 60 % de leurs pigeons de Pau se classer. Avec 10 pigeons engagés, ils partent en 49e position. Les frères Van Beveren, de Nieuw-Namen, ont obtenu 75 % de prix avec 4 pigeons engagés, et partent en 50e position. Vos-van Wanrooij, de Geffen, partent en 52e position et comptent 6 de leurs 9 pigeons parmi les primés. Pour conclure cette édition consacrée aux résultats de Pau, Kees de Graaf, d’Eethen, s’est également bien illustré en 2026 avec 6 de ses 8 pigeons classés, son premier pigeon se classant à la 53e place.
L'éleveur lauréat
Harold van der Kruijk est un homme joyeux qui apprécie énormément ses pigeons. « Jaco », m’a-t-il dit, « le compte-rendu ne doit pas être trop conventionnel. Essaie surtout d’en faire quelque chose d’agréable. » « Alors j’aimerais que tu me racontes de belles histoires », lui ai-je répondu. Et il m’en a raconté… La santé d’Harold laisse encore aujourd’hui à désirer. Il a surmonté plusieurs maladies graves (dont celle qui commence par la lettre k) et on pourrait donc dire que Pau n’est pas sa première grande victoire dans la vie. Mais en ce qui concerne les pigeons, ce Vol national est bel et bien sa plus grande victoire. Harold est un homme plein d’humour et passionné par ses pigeons. Il ne dit rien sur son âge : « J’ai éternellement 21 ans. Même si tu demandes à nos enfants quel âge j’ai, ils te répondront : “Papa a 21 ans.” » Depuis sa jeunesse (qui dure « éternellement »), il est indépendant et dirige une entreprise de services agricoles. Notre champion, originaire du village de Monster en Hollande-Méridionale, a grandi dans une famille de colombophiles. Harold : « J’avais déjà des pigeons alors que j’étais encore dans l’œuf. Mon père avait également des pigeons, comme plusieurs membres de notre famille. » Harold dispose de deux pigeonniers. Le grand pigeonnier mesure 11 mètres et le petit à peine 2 mètres. C'est dans ce petit pigeonnier que se posent toujours les pigeons précoces. Comme vous pouvez le voir sur la photo, peu de colombophiles considéreraient ce pigeonnier comme un pigeonnier d'exception, mais c'en est pourtant un. Ce petit pigeonnier ne contient pas de nichoirs, mais une armoire à volets. À l'automne, les étagères sont mises en mode « solo », afin d'empêcher tout accouplement dans cette armoire, mais les pigeons ne sont pas séparés dans ce pigeonnier. Lorsque les pigeons du grand pigeonnier sont accouplés, l'armoire à volets repasse en « mode accouplement ».
Le pigeon vainqueur, « Amy »
À Pau 2026, la gagnante est « Amy ». Cette femelle à plumage foncé porte le nom d’une petite-fille d’Harold et de son épouse Bea. Elle est issue de deux petits-enfants de « Gold Digger » d’Antony van Dijk, de Honselaarsdijk. Ce mâle a été 1er As-pigeon national à Marseille chez les 5 ans. Il a notamment remporté la 14e place au classement national de Marseille face à 3 680 pigeons et la 42e place au classement national de Marseille face à 3 248 pigeons. Le père d’« Amy » a remporté la 27e place au classement national d’Agen face à 5 449 pigeons. Il est issu d’une fille de « Gold Digger » croisée avec « Zoon 121 », qui a notamment remporté la 89e place au classement national de Barcelone face à 5 244 pigeons. La mère d’« Amy » est issue d’un fils de « Gold Digger » croisé avec « Miss Polska » (15e au National de Marseille) et « Fille de Charlie 121 » (21e au National de Barcelone en 2020 et 21e au National de Perpignan en 2019). « Amy » est une jeune femelle née tardivement en 2023. En 2024 et 2025, elle a remporté quelques petits prix sur le marathon. En 2026, Pau a été son vol ultime avec la 1re place au National/FondUnie 2000. Elle a été enlogée à 10 jours de couvaison. Elle se trouve dans le pigeonnier le plus exceptionnel des Pays-Bas, comme décrit précédemment. André van Boxtel a eu l’occasion d’observer la femelle gagnante et en dit ceci : « “Amy” est une très jolie petite pigeonne à la main et elle est particulièrement vive dans le pigeonnier, mais aussi quand on la tient dans la main. De plus, elle a des yeux magnifiques et une belle envergure. Tout cela est bien beau, mais ce sont sans doute la classe, la motivation et le caractère de cette femelle qui ont été les facteurs les plus importants pour qu’elle veuille rentrer si vite chez elle depuis le sud de la France.
La saison
Harold : « Je commence la saison avec beaucoup trop de pigeons. Il suffit d’une poignée de bons pigeons, mais on ne sait pas à l’avance lesquels ce seront… C’est pour ça qu’on commence tous avec trop de pigeons. Quand j’étais malade, les reproducteurs ont été vendus à Taïwan. Ils n’en voulaient pas de certains, et ceux-là sont toujours là. J’ai donc encore quelques reproducteurs isolés. » Les pigeons ont été accouplés au cours de la première semaine de mars. Ils ont élevé leurs petits pendant cette période. Dès le début de la saison, les pigeons ont été entraînés par petits groupes. En raison de sa santé fragile, Harold ne peut pas enloger tous les pigeons en même temps. Il procède donc à plusieurs sessions d’enlogement : le week-end et en semaine. La plupart des pigeons de concours ont parcouru au moins 1 000 kilomètres. Selon lui, peu importe qu’ils aient volé 1 000 ou 2 000 km. Ce qui compte, c’est la qualité du pigeon et sa forme du jour. Harold à propos de l’alimentation et de tout ce qui va avec : « Toute ma vie, j’ai nourri mes pigeons avec les aliments de Charles de Zwart. J’en étais très satisfait. Cependant, pendant la saison morte, il y a eu une soirée-débat où l’on faisait la promotion des aliments Aidi. Ils avaient un argumentaire très intéressant à propos de ces aliments. Ces aliments suffisent à eux seuls et ne nécessitent aucun complément. C’est possible, mais ce n’est pas obligatoire. Maintenant, je donne cette nourriture. Ils proposent les mélanges 1, 2 et 3, ainsi que la formule « Long Distance » pour les vols marathon. Je trouve que c’est une bonne nourriture et j’en suis très satisfait.
Je fais régulièrement examiner mes pigeons par Stephan Göbel. Cela me convient très bien. Les pigeons ne reçoivent un traitement que lorsque c’est nécessaire. J’y suis allé plusieurs fois et, à chaque fois, ils n’avaient rien. Une fois, par la suite, ils avaient un peu de mucus. On m’a donc donné un remède pour y remédier. Lorsque j’ai reçu la première notification de Pau, Stephan m’a appelé pour me féliciter. Il m’a demandé : « Tu leur as encore donné ce remède anti-mucus ? » J’ai répondu : « Seulement dans le petit pigeonnier !!!! … hahahahahahaha. »
En conclusion
Harold à propos du jour de Pau et des jours qui ont suivi : « C’était la folie quand les amateurs ont vu que j’allais remporter le 1er National de Pau. J’ai reçu énormément d’appels et de messages de personnes que je connaissais bien ou moins bien. Des amateurs pour lesquels j’avais parfois accueilli un pigeon, ou inversement, et qui avaient conservé mon numéro, m’ont alors appelé ou envoyé un message… C’était magnifique. Un colombophile de 89 ans, qui avait arrêté depuis des années, m’a ainsi appelé pour me féliciter. C’est quand même particulièrement agréable qu’un homme comme lui pense à vous. Quant à l’arrivée d’« Amy », je vais être bref. J’étais aux toilettes. Je m’étais levé tôt et j’avais nettoyé les pigeonniers quand j’ai dû aller aux toilettes. C’est alors que j’ai reçu le message sur mon téléphone via le système Benzing m’annonçant qu’elle était arrivée. J’étais fou de joie, car je supposais qu’il n’y avait pas encore beaucoup de pigeons à ce moment-là. » Et c’était bien le cas… elle était la première ! Dans ce compte-rendu, sa maladie et ses périodes de maladie ont déjà été évoquées à plusieurs reprises. Le vainqueur de Pau souffre d’une affection pulmonaire. Il sait mieux que quiconque qu’une bonne santé ne va pas de soi. C’est l’une des raisons pour lesquelles cette victoire compte tant pour lui. Son pneumologue lui a un jour donné un conseil qu’il n’oubliera jamais : s’il venait un jour à abandonner ses pigeons, il perdrait probablement bien plus qu’un simple passe-temps. Les pigeons lui donnent un objectif quotidien et la motivation de continuer.
Depuis mon bureau, devant mon ordinateur portable, je tiens à féliciter une nouvelle fois Harold van der Kruijk, cette personne exceptionnelle et ce passionné formidable, pour cette magnifique victoire. Je tiens non seulement à te souhaiter beaucoup de succès pour la nouvelle saison, mais aussi à te souhaiter de pouvoir continuer à partager ces moments avec nous tous pendant de nombreuses années encore, et ce, dans la joie et la bonne humeur. Ce plaisir sera sans aucun doute au rendez-vous. À la prochaine !

