LES RAYONNEMENTS TERRESTRES – RÉALITÉ OU FICTION ! Partie 1
03 Apr 2026
Ce sera peut-être l’un des articles les « plus ennuyeux » que vous lirez jamais dans un journal ou sur un site consacré aux pigeons. Je me suis pourtant lancé à l’écrire parce que beaucoup de choses ont déjà été dites sur ce sujet… le plus souvent par ouï-dire ! Dans la plupart des reportages sur les amateurs de pigeons, cette question n’est jamais abordée en lien avec les rayonnements terrestres et les veines d’eau. On a plutôt peur de se ridiculiser ou, disons-le, de se couvrir de honte !
Peut-être, cher lecteur, trouverez-vous ce sujet étrange et peu approprié dans un journal colombophile, mais… à votre place, je continuerais à lire. Peut-être serez-vous surpris la semaine prochaine par ce que vous aurez lu… et surtout par qui ! Dans la deuxième partie, je donnerai la parole à des amateurs, et pas des moindres—ce qui pourrait bien vous étonner. Voici donc la première partie.
On a déjà beaucoup parlé et écrit sur les rayonnements terrestres et les veines d’eau. Certains y croient, d’autres non. Ce que prétendent les sourciers, c’est qu’il n’est pas difficile, pour un œil attentif, de détecter ces phénomènes.
Premièrement, en observant le sol lui-même : la terre traversée par une veine d’eau est parfois très différente de la terre environnante. Cette bande peut, par exemple, être plus dure, légèrement surélevée—bref, elle présente (selon eux) de petites variations. Des fissures dans les murs et les sols peuvent également être des indications possibles.
Deuxièmement, par la foudre : la foudre (selon eux) frappe toujours au-dessus d’une veine d’eau.
Troisièmement, par les plantes : de nombreux arbres et arbustes importés sont très sensibles aux rayonnements terrestres. Dans un jardin, on voit parfois de beaux conifères, mais certains refusent obstinément de pousser. Certaines haies présentent des trous qui ne se referment pas. Ou encore un laurier qui dépérit après quelques années. Les sourciers affirment qu’il est inutile de replanter à ces endroits.
Sur des pelouses fraîchement tondues, on peut parfois voir les zones de rayonnement dessinées par la rosée ou le givre. Selon eux, ce sont autant d’indices de la présence de veines d’eau.
Quatrièmement, par les animaux : selon eux, les animaux peuvent être divisés en deux groupes.
Le premier groupe comprend les animaux qui recherchent volontairement les rayonnements terrestres pour s’y « recharger » quelques heures par jour. Cela concerne de nombreux animaux nocturnes comme les chats, les hiboux et les serpents. Ils s’y reposent ou y dorment délibérément.
Ce sont d’ailleurs ces animaux qui, dans l’Antiquité, symbolisaient la sagesse. Ce n’est que plus tard, au Moyen Âge, qu’ils furent associés au négatif : les chats à la sorcellerie, les hiboux à la bêtise et les serpents au poison.
Un chat en liberté passera au minimum quelques heures par jour dans une zone de rayonnement, de préférence dans un endroit ensoleillé du jardin, contre un mur ou sous un arbuste. Il choisira cet endroit comme lieu de repos favori, au-dessus des rayonnements. Selon les sourciers, toutefois, on ne peut pas toujours se fier au chat, puisqu’il peut aussi se coucher ailleurs.
Il y a aussi les insectes, dont beaucoup—comme les moustiques et les fourmis—préfèrent les zones de rayonnement. Les nuées de moustiques dansantes se trouvent souvent au-dessus ou à proximité d’un croisement de lignes. Les fourmis construisent délibérément leurs nids souterrains dans ces zones.
Les guêpes et les abeilles préfèrent également installer leurs nids au-dessus ou à proximité de ces zones. Un bon apiculteur sait qu’il faut placer ses ruches au-dessus des veines d’eau : ces abeilles seraient plus actives et plus agressives, et donc plus productives. La plupart des autres animaux, en revanche, évitent ces zones.
L’animal le plus radical dans ce comportement est sans doute le chien. Les chiens ne dormiront jamais volontairement au-dessus de ces zones. Un chien ne se couchera jamais sur un siège « irradié » ni sur une partie du lit affectée. Si son chenil se trouve au-dessus d’une zone, il préférera dormir dehors à la belle étoile. Il tentera toujours de s’en éloigner, même avec insistance. S’il ne le peut pas, il adoptera une attitude triste et gémira constamment, même la nuit. Un chien contraint de rester dans une telle zone finirait, selon ces affirmations, par mourir d’un cancer. Le chien serait ainsi le meilleur indicateur, à condition de savoir interpréter son comportement.
Un cheval en liberté ne se reposera jamais au-dessus d’une zone de rayonnement. Dans une écurie, s’il n’a pas le choix, il interrompra souvent son repas pour s’en éloigner brièvement.
Les vaches aussi seraient affectées : dans une étable, ce sont souvent celles situées au-dessus de ces zones qui deviennent faibles ou malades. Leur fertilité est parfois réduite.
Les pigeons seraient également sensibles. Ceux logés dans des colombiers situés sur ces zones n’atteindraient jamais leur meilleure forme. Les amateurs concernés sont souvent désespérés. Combien de fois n’a-t-on pas constaté que des pigeons ne donnent rien dans un colombier, mais réussissent soudain ailleurs, chez le même propriétaire ?
La raison pour laquelle certains animaux recherchent ces zones serait liée au fait qu’ils produisent des acides dans leur organisme. Ces animaux auraient besoin d’une grande quantité d’acide, soit pour se défendre, soit pour digérer.
Il ne serait donc pas illogique de conclure que les rayonnements terrestres pourraient provoquer un excès d’acidité dans le corps… y compris chez l’homme. Ce sont là des observations visuelles qui, selon certains, prouvent l’existence réelle de ces phénomènes. Mais il y a encore bien plus que les plantes et les animaux.
À suivre.
rudi.fosselle@telenet.be

