Tom Van Den Berghe (Meerbeke) 1er et 2e Provincial Sancoins contre 3.091 yearlings (Flandre-Orientale)
09 Jul 2026
La force de la jeunesse a une nouvelle fois permis à Tom Van de Berghe de frapper fort, cette fois au niveau provincial lors d’un concours national. Tom ne cache rien et dit les choses telles qu’elles sont… jusqu’à présent, la saison colombophile ne s’était pas déroulée comme il l’espérait. Les premiers concours avaient pourtant été très prometteurs avec des premiers prix et des classements de tout premier plan, mais lors du premier concours national de la saison 2026, au départ de Bourges, les résultats furent très décevants. Tom s’est dit : « Un mauvais concours peut arriver à tout le monde. » Mais lorsque le résultat du concours suivant ne fut pas non plus à la hauteur des attentes, la sonnette d’alarme fut tirée. Le vétérinaire Van der Cruyssen fut consulté et diagnostiqua une sévère infection à la trichomonase. Tom dut d’abord débarrasser tous ses pigeons de la trichomonase à l’aide de Flagyl, suivi d’un traitement de trois jours contre l’ornithose. Et… Tom s’était promis de ne pas agir dans la précipitation. Non, il laissa son équipe de femelles reprendre confiance sur les concours de vitesse et ce n’est que lorsqu’elles montrèrent à cette distance qu’elles avaient toujours autant envie de voler en tête du classement qu’un concours national fut à nouveau inscrit à leur programme. En d’autres termes… Sancoins était leur premier concours national après cette « rééducation » et ce fut immédiatement un succès éclatant. Au niveau provincial, contre 3.091 yearlings, elles remportèrent les 1er et 2e prix, mais le plus beau dans cette histoire est que ces deux femelles d’un an furent également les deux pigeons les plus rapides de l’ensemble des 5.052 participants à Sancoins. La gagnante provinciale est la BE25-4023179. Elle s’est imposée à la vitesse moyenne de 1.343,81 m/min.
La gagnante provinciale était-elle particulièrement motivée ? « Eh bien », raconte Tom, « elle s’était trouvé un nouveau compagnon. Un mâle qui avait perdu sa femelle s’était immédiatement intéressé à elle et, entre-temps, nous savons tous qu’un nouvel amour peut mener à de grandes performances. »
Exactement 1 minute et 16 secondes plus tard, la femelle BE25-4023128 était constatée et remportait le 2e prix provincial derrière sa compagne de colombier.
Uniquement avec des femelles
Tom (né en 1987) est entrepreneur indépendant en aménagement de jardins et, dans ce métier, le temps libre est plutôt rare. Les journées commencent tôt et une heure de travail supplémentaire ne lui fait pas peur. Mais chacun a besoin de se détendre, et Tom trouve cette détente dans notre sport colombophile tant apprécié. Ceux qui connaissent Tom savent qu’il ne fait jamais les choses à moitié. C’est pourquoi il a choisi de se consacrer exclusivement au jeu avec les femelles. Ici, pas de mâles veufs et les jeunes pigeons sont uniquement très bien entraînés. Quelques concours de vitesse et, si possible, quelques concours de demi-fond constituent la seule expérience qu’ils acquièrent durant leur première année de vie. Tom a entamé la saison 2026 avec une équipe de 35 femelles (vieilles et yearlings). Pour ce groupe de femelles, Tom dispose de 17 mâles.
Une partie des femelles est accouplée tôt et élève une nichée, tandis que l’autre partie ne voit pas de mâle au printemps. La première fois que ce deuxième groupe de femelles voit un mâle, c’est lors des premiers vols d’entraînement. Pour elles, c’est une véritable découverte. Le mâle est enfermé dans un casier et, devant celui-ci, se trouvent deux petites planches séparées par une cloison. Le fait que les femelles de ce deuxième groupe soient en quête d’un partenaire et changent régulièrement de place constitue une motivation supplémentaire pour les femelles qui ont déjà élevé des jeunes. D’un autre côté, lorsqu’une femelle de ce deuxième groupe trouve finalement l’amour de sa vie, cela représente également un stimulant supplémentaire.
« Le matin, à 6 heures, mes femelles s’entraînent », explique Tom. « Jusqu’à présent, elles s’entraînent facilement pendant une heure, voire une heure vingt, et tout cela de leur propre initiative. Je n’ai vraiment pas besoin d’un drapeau pour les maintenir en l’air. Lorsqu’un amateur voit un tel comportement à l’entraînement, il va toujours se coucher l’esprit tranquille. Le soir, vers 18 heures, une deuxième séance d’entraînement est prévue. Les femelles sont donc nourries deux fois par jour. J’utilise les mélanges Beyers (Vandenabeele, Sport Light et Galaxy Energy), ainsi que tous les produits complémentaires de Beyers. En fait, c’est très simple à expliquer… prenez la brochure promotionnelle de Beyers et vous aurez tout mon système. Je fais tout simplement un véritable copier-coller.
Les femelles voyageuses sont lâchées une fois par semaine à 27 km. Une semaine, c’est moi qui conduis, la semaine suivante, c’est mon ami Dieter Van Laethem qui s’en charge. Les mâles sont alors enfermés dans leur casier et, au retour, les femelles peuvent admirer leur mâle derrière les barreaux pendant une quinzaine de minutes. Le jour de l’enlogement, elles ne voient plus leur mâle et sont directement retirées du colombier. Lorsque les femelles rentrent d’un concours national, elles peuvent rester environ quinze minutes à demi-casier avec leur mâle avant de rejoindre le compartiment des femelles. Le lendemain, lorsqu’elles sont bien récupérées, elles peuvent alors passer une heure complète avec leur mâle. Cela se fait à tour de rôle afin que chaque femelle profite d’une heure entière seule avec son mâle.
Tom, au nom de toute l’équipe Herbots, toutes nos félicitations pour cette victoire provinciale et nous te souhaitons encore beaucoup de succès.
Stefan Mertens

